Sommeil : l’horloge interne des adolescents est décalée

L’endormissement tardif (et le réveil difficile) des adolescents est d’abord dû un décalage de leur horloge interne. C’est ce que plusieurs équipes de chercheurs ont découvert.
Dès la puberté, le pic de mélatonine, hormone impliquée dans l’endormissement, est retardé de 2 heures.

Facteur aggravant, la lumière bleue des smartphones et autres écrans amplifie ce phénomène. Le niveau de mélatonine baisse de 22% pour une exposition de deux heures aux écrans.

Les adolescents s’endorment donc plus tard et leur besoin en sommeil (environ 8 heures) n’est plus respecté car ils doivent se lever relativement tôt pour assister aux cours.

Ainsi, la dette de sommeil s’accumule et les performances intellectuelles sont moindres car la fatigue est un frein à l’apprentissage, à la concentration, à la mémoire et à la motivation.

Autres conséquences de ce manque de sommeil :

  • des somnolences en journée
  • des nerfs à vif et des sautes d’humeur
  • des comportements asociaux
  • des débordements émotionnels plus fréquents
  • une surconsommation de boissons énergétiques pour compenser
  • une baisse de la créativité

 

Ainsi, pour limiter les effets de ce décalage de la sécrétion de mélatonine, Isabelle Filliozat conseille :

  • d’informer les ados sur le sommeil et les conséquences du manque de sommeil (informer sans reprocher)
  • d’établir des règles en collaboration sur l’utilisation des écrans (valorisant et engageant)
  • les aider à émerger le matin avec un jus de fruit frais car l’afflux de sucre aide à se réveiller

 

Et… militer pour que les horaires des collèges et des lycées soient en adéquation  avec le rythme biologique des ados (voir cet article).

 

Source : Psychologie Positive Magazine Hors Série Education actuellement en vente en librairie.

 

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