Communication NonViolente : comment ne pas crier dans une situation stressante face à un adolescent

“Entre stimulus et réponse, il y a un espace. Dans cet espace, repose notre liberté et notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse, repose notre épanouissement et notre bonheur” Viktor Frankl

Crier est une forme de violence qui alimente un cercle vicieux et déclenche une escalade menant à une fragilisation de la relation parent/ado au profit de rapports de force.

Face à un évènement, nous gardons cependant le choix de notre interprétation (négative “il me cherche !”/empathique “il a un souci sinon il ne réagirait pas ainsi”) et de notre réaction tant que nous ne sommes pas submergés par l’émotion.

Car alors, nous sommes dans la réaction automatique qui peut nous entrainer dans un conflit. Par exemple, la peur et la colère sont à l’origine de réactions d’attaque/défense.

Afin de garder ce calme et cette réflexion propices au dialogue, à la réflexion et à la collaboration, il existe une astuce assez simple mais qui demande un peu de pratique : la pleine conscience de l’émotion.

Lorsque vous sentez la tension monter, concentrez-vous sur les sensations dans votre corps : coeur qui bat plus vite, muscles tendus, visage crispé, chaleur au niveau du torse,… puis essayez d’identifier l’émotion qui monte. Fermez les yeux ou éloignez-vous un peu de la situation “chaude”.

Afin d’accueillir totalement l’émotion sur le point d’exploser, prenez une longue inspiration et bloquez 4 secondes l’air dans vos poumons. Puis relâchez lentement en expirant et en pinçant les lèvres pour ne laisser qu’un petit trou d’où le souffle s’échappera. Prenez conscience du parcours de l’air.

Recommencez cette respiration jusqu’à ce que vous ayez retrouvé votre calme.

Puis vient l’étape de la communication qui doit être la plus claire possible.

Pour cela, vous pouvez utiliser la roue ci-dessous et suivre le déroulement :

Quand je vois : décrivez sans juger la situation

Je ressens : nommez votre émotion

J’ai besoin : citez le besoin insatisfait

Je demande : énoncez ce que vous attendez (et non ce que vous ne voulez pas)

 

 

Sources : « Les mots sont des fenêtres » de Marshall Rosenberg

« Le petit cahier d’exercices de Communication NonViolente » d’Anne van Stappen

« La communication non violente » de Geneviève Bouchez Wilson et Pascale Molho

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