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Comment apprivoiser son ado ?

apprivoiser son adoQuand un enfant atteint l’adolescence, ses parents peuvent s’attendre à une série de « chocs » voire de « collisions ». C’est une manière de voir les choses, un brin négative. Car au fond, l’ado n’est pas une créature totalement sauvage. Il suffit de le comprendre et de réagir de la bonne manière : entre discipline, psychologie fine et lâcher-prise.

Pascale Roux nous livre des outils (et non des armes) pour apprivoiser votre ado.

 

L’ado a des besoins

Comme tout le monde, me direz-vous. La grande différence avec les adultes est que l’adolescent est TRÈS instable car il doit faire face à de nombreux conflits internes (famille vs copains, travail vs plaisir, solitude vs groupe) qui marquent le passage à l’autonomie et à la responsabilisation.

Ainsi, une mauvaise interprétation des besoins et une non-satisfaction de ceux-ci va provoquer des émotions intenses et des réactions qui paraitront inexplicables et peu justifiées aux parents.

 

Les besoins sont les suivants (selon A. Maslow) :

– besoin physiologique

– besoin de sécurité

– besoin de reconnaissance et d’appartenance sociale

– besoin d’estime

– besoin d’auto-réalisation

Maslow pyramide des besoins

Comme je l’évoquais, l’indicateur de satisfaction des besoins est l’émotion. Les émotions sont des tableaux de bord qui se manifestent dans le corps et les pensées (voir cet article sur le sujet).

Il est donc important de respecter les étapes suivantes vis à a vis des besoins :

1) accueillir la sensation physique ou l’émotion

2) définir le besoin associé

3) chercher les différentes possibilités de satisfaire le besoin

4) prendre soin du besoin

5) passer à l’action

 

Sans le respect de ce processus, c’est la frustration assurée. Celle-ci provoque énervement, agressivité et même violence.

Gestion des émotions :

La gestion des émotions est primordiale pour l’adolescent. Il doit savoir les identifier et les verbaliser.

Afin de l’aider, je vous conseille d’utiliser les outils que j’ai regroupés ici et d’en discuter avec lui.

Ne faites pas l’erreur de nier ce qu’il ressent. Il risquerait de subir des émotions élastiques ou de se défendre activement (et même fuir).

 

Les croyances :

Les croyances influent directement sur l’interprétation des expériences et orientent les pensées. Si l’adolescent a des croyances limitantes ou erronées, il vivra mal car il cherchera, même inconsciemment, à prouver la véracité de ce qu’il croit.

Je vous invite à lire cet article à propos des croyances.

l'abc des pensées
(c) Les Therapies Comportementales et Cognitives pour les Nuls

Les valeurs :

Pascale Roux décrit les valeurs comme un levier de motivation. Afin de verbaliser les valeurs, lisez cet article.

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La confiance en soi :

La confiance en soi est un sentiment que j’ai vis-à-vis de moi. C’est différent de l’estime de soi qui est une image de soi. Enfin, l’affirmation de soi est un comportement. Estime et affirmation dépendent de la confiance en soi.

La confiance en soi est conditionnée par une multitude de facteurs dont les critiques de l’environnement, les encouragements, la valorisation des efforts  ou encore un positionnement général.

 

Les problèmes de positionnement :

Tout individu a besoin de se positionner par rapport aux autres. Ce positionnement nécessite de se connaitre et de se mesurer à ce qui nous entoure.

Les adolescents sont des êtres en construction qui apprennent à se situer. Ils ne sont plus des enfants, encore des élèves et seront bientôt des adultes avec des responsabilités professionnelles et personnelles.

Etant donné qu’ils ont du mal à se définir, ils passent leur temps à se défendre.

 

Le conflit et sa résolution :

Les conflits intergénérationnels donnent de la consistance au mot « crise d’adolescence ». Ce n’est pas évident tous les jours.

Les ingrédients du conflit sont :

– divergence d’opinion.

– charge émotionnelle importante liée à  un sujet avec un fort enjeu.

– volonté de soumettre l’autre à son opinion.

 

Deux réactions sont alors possibles :

– la soumission qui marque la fin du conflit.

– la rébellion pour reprendre l’ascendant.

 

Afin de sortir d’un conflit, nous devons intervenir sur ces ingrédients. Les croyances, par exemple, qui influent sur les pensées. Il y a moyen de remplacer des croyances à haut risque de conflit par des croyances plus saines.

Pascale Roux nous en donne quelques-unes :

le conflit n’est pas la confrontation :

Un conflit abime une relation. Tous le monde est perdant en ressentant colère et ressentiment. Au lieu de rentrer dans un conflit, mieux vaut se confronter via un feedback.

Cela signifie que l’on met l’adolescent en face d’un miroir, afin qu’il prenne conscience de ses actes et ajuste sa position. L’adolescent a besoin de ce reflet pour se construire.

 

le conflit permet de se rencontrer dans la différence :

Et si le conflit était une façon de s’enrichir des opinions d’autrui ? Un adolescent peut ainsi apporter un point de vue créatif sur un sujet. Écoutons-le.

 

dissocier la personne de son comportement : 

Ce que nous sommes et ce que nous faisons sont deux choses différentes. Évitez d’étiqueter ou de juger la personnalité de votre ado. Des étiquettes telles que « flemmard », « pas sérieux », « maladroit » collent à la peau, même une fois adulte.

 

– tout comportement a une intention positive :

L’idée est de ne pas se sentir systématiquement visé par le comportement d’autrui. Ceci est de l’ordre de l’interprétation. Un ado est essentiellement centré sur lui-même. Ses réactions et actions vont dans le sens d’une satisfaction de ses besoins.

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« Apprivoiser son ado » de Pascale Roux est disponible sur

 

 

 

Et pour compléter :

Le best-seller mondial « La discipline positive pour les adolescents » de Jane Nelsen & Lynn Lott.

 

 


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