Les bienfaits de la lecture de la saga Harry Potter sur les adolescents

Des chercheurs italiens ont démontré que la lecture des aventures d’Harry Potter rendait plus tolérant face aux différences pour peu que le lecteur s’identifie au héros principal.

Le but avéré de cette recherche était d’analyser si la lecture des romans d’Harry Potter améliorait les attitudes envers les groupes stigmatisés (les immigrants, les homosexuels, les réfugiés).

Processus :

3 types d’études ont été menées.

L’Etude 1 porta sur 34 élèves italiens en école élémentaire (13 garçons et 21 filles). Les enfants ont été réunis une fois par semaine pendant six semaines. On leur a lu des passages où intervenait la notion de préjugés.

Par exemple  : dans Harry Potter et la chambre des secrets où Draco Malfoy (un personnage négatif, camarade de classe de Harry Potter) insulte Hermione, l’un des deux meilleurs amis de Harry (avec Ron), en l’appelant « sale petite sang-de-bourbe « Dans la même session, ils lurent la réaction de Hermione, qui s’est sentie humiliée même si c’est la jeune sorcière la plus talentueuse de l’école, et les réactions de colère de ses amis, y compris Harry.

Ensuite, les enfant ont été évalués en fonction du degré d’identification à Harry Potter et de leur attitude à l’égard des immigrants. On a comparé ces réponses avec celles, de la même nature, posées avant les séances.

La tolérance à l’égard des immigrants était beaucoup plus forte pour les enfants qui s’identifiaient le plus à Harry.

 

L’étude 2 concerna 117 étudiants (46 hommes et 71 femmes) du secondaire, toujours en Italie.

L’âge des participants était compris entre 16 et 20 ans. Ces élèves eurent droit à 2 questionnaires qui n’avaient pas grand lien. L’un sur la télévision, l’autre sur des questions sociales.

Cette fois, la thématique était la tolérance vis à vis de l’homosexualité.

Là encore, lorsque les étudiants s’identifiaient à Harry Potter (identification plus forte en fonction du nombre de livres lus), les préjugés envers les homosexuels étaient clairement positifs.

 

Enfin, l’étude 3 fut sur une base de questionnaires en ligne adressés à 71 étudiants (13 hommes, 58 femmes) de premier cycle universitaire dans le sud-est de l’Angleterre. La tranche d’âge était de 18 à 44 ans. Le sujet était les préjugés par rapport aux réfugiés.

Là encore, pas de surprise. Lorsque le degré d’identification est important avec Harry, les avis penchent largement pour la tolérance.

 

Remarques et conclusion :

Les romans de la saga Harry Potter sont complexes et parlent d’un monde qui est parallèle au monde «réel» des personnes sans magie (appelés les «moldus»). 

Mis à part le caractère de Harry, qui démontre plusieurs qualités importantes telles que la bravoure et des valeurs personnelles et sociales positives qui lui font combattre les inégalités et les injustices sociales , l’autre personnage clé est Voldemort, qui est le personnage négatif principal. Il croit que le pouvoir doit appartenir aux sorciers « de sang-pur » , qui sont des sorciers nés d’une lignée de sorciers exclusivement.

 

L’oeuvre de J.K.Rowling a donc un impact positif sur la société et Harry Potter est un modèle positif dès le plus jeune âge.

Idéal dans le cadre d’une éducation épanouissante

Notez que pour les adultes, il n’est jamais trop tard pour distiller un peu de magie dans nos vies en se plongeant dans l’univers imaginé par J.K. Rowling. Et cela sera aussi une occasion de nous intéresser aux passions de nos ados. 🙂

 

Le détail de cette étude est ici : The greatest magic of Harry Potter : reducing prejudice.

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