Utiliser l’empathie pour résoudre ou éviter les conflits avec les ados

« L’empathie est une capacité innée chez l’humain et de nombreux animaux, qui consiste à être capable, automatiquement, sans efforts particuliers ni compliqués, de ressentir dans quel état émotionnel se trouvent les personnes autour de nous : parce que nous sommes des humains, nos cerveaux savent lire et décrypter ce que ressentent les autres humains. »  nous explique Christophe André.

Mieux, l’expression d’empathie permet même de désamorcer les conflits tandis qu’une empathie nulle augmente les tensions ! C’est le thème principal de cet article. 

 

La méthode empathique pour résoudre ou éviter les conflits consiste donc à :

  1. Observer et écouter attentivement l’autre pour déterminer les émotions qu’il ressent (nous sommes équipés pour cela grâce aux neurones miroirs)
  2. Décrire ce que nous comprenons de la situation (sans juger) avec un message « je » et non « tu » car le « tu » mène immanquablement à un reproche, une menace (et à un repli/attaque de l’autre).
  3. Partager notre ressenti toujours avec un message « je » (outre le fait d’informer l’autre, la verbalisation émotionnelle diminue l’intensité de notre émotion)
  4. Formuler une demande claire (pour satisfaire nos besoins) ou proposer des choix

C’est ainsi que l’on dépasse le problème (sujet au conflit) pour s’orienter vers des solutions raisonnables ou des négociations (toujours dans le calme).

Moins de stress et plus d’efficacité !

Découvrons l’écoute active : LA méthode empathique par excellence

L’écoute active est une façon d’écouter basée sur l’empathie. La règle d’or de cette écoute est « J’accepte l’autre tel qu’il est. » Dans les faits, cela se traduit par une reformulation sans jugement, une verbalisation émotionnelle, etc. « D’après toi,… » « Je vois que… » « Tu dis que tu ressens de la peine… » »D’après toi… »
Conséquences : sentiment d’être compris, respecté, confiance en soi.

 

Voyons ce que cela donne dans une relation parent/enfant :

(via L’atelier Gordon) :

Situation : Votre fille de 10 ans rentre de l’école pas très bien, son visage est triste et fermé. Quand vous lui posez des questions, elle élude et part dans sa chambre :  « je vais bouquiner ». Vous vous sentez démuni et inquiet, impuissant.

La réponse de Thomas Gordon

L’Ecoute active : Elle débutera par une ouverture de porte, une invitation : « je ne te sens pas dans ton assiette ce soir, cela ne va pas ? »

Voici 2 solutions :

1. L’enfant dit : « Oh ce n’est rien, je suis crevée c’est tout »

Ne pas insister, et laisser la porte ouverte.

« Ok, tu sais où me trouver si tu souhaites m’en parler »

2. L’enfant lâche : « Je sais c’est ridicule mais c’est pas marrant d’être première de la classe »

Votre enfant a un problème, c’est le moment de vous centrer sur lui et d’écouter ce qu’il a sur le cœur en reformulant ses mots et son ressenti.

« Tu veux dire qu’être première de la classe t’apporte des ennuis »

« Oui, ils disent tous que je suis la chouchoute de la maîtresse, ils se fichent de moi »

« Et toi tu te sens triste qu’ils disent cela »

« Oui, j’ai l’impression que personne ne m’aime dans cette classe »

« Personne ne t’aime ? »

« Bon j’exagère, j’ai bien Marine et Anaïs mes copines, mais j’en ai marre d’Eva et Victoria »

« Si je comprends bien ce sont ces deux-là qui te posent problème »

« Oui, et je ne sais pas comment réagir. Je me sens idiote face à leurs moqueries, et du coup elles en profitent »

Aider son enfant à définir son besoin

« Tu as l’impression que ta gêne les encourage à se moquer de toi ? »

« Oui »

« Donc si tu arrivais à réagir différemment, tu te sentirais mieux ? »

« Oui »

« Qu’est-ce que cela permettrait d’important pour toi ? »

« Je serais détendue et heureuse »

Aider son enfant à trouver et choisir des solutions pour répondre à son besoin qui est : arriver à avoir une réaction face à leurs moqueries, qui te permette d’être détendue et heureuse.

Débuter alors un vrai brain-storming en lui demandant ce qu’elle pourrait faire, par exemple :

« Je pourrais leur dire que je m’en fous d’être la chouchoute »

« Je pourrais leur dire que je me moquerai d’elles aussi quand elles seront première de la classe »

« Je pourrais dire pff et les ignorer »

Laisser l’enfant évaluer puis choisir la ou les solutions qu’il souhaite appliquer.

 

Argument final : L »EMPATHIE REND HEUREUX

Je laisse la parole au Dr Catherine Gueguen pour vous encourager à développer votre empathie pour mieux communiquer et…être plus heureux. Le bonheur comme un argument final !


L’ODYSSEE DE L’EMPATHIE / Interview de… par TOUSCOPROD

Sources : 

La force des émotions (livre) (François Lelord et Christophe André)

L’atelier Gordon

Et n’oublie pas d’être heureux (Christophe André)

 

 

Bonus : les neurones miroirs

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