Parents/ados : comment rendre l’opposition constructive

L’adolescence peut être une période difficile pour beaucoup de parents et d’adolescents.

Il n’est en effet pas évident d’abandonner l’idée que notre enfant ne sera pas exactement comme nous (ou comme ce que nous attendons), ne continuera pas de nous écouter docilement, voire ne nous idolâtrera plus,…

L’adolescent a surtout besoin de s’affirmer, d’avancer sur un chemin différent de ses géniteurs, de faire ses propres expériences pour devenir ce qu’il est.

La réaction du parent qui voit ainsi s’éloigner (mais pas fuir) cet enfant en train de devenir grand est variable.

Il y a l’acceptation et le respect de cette personnalité naissante : dans ce cas la collaboration peut se poursuivre.

Mais il y a aussi un renforcement de la rigueur éducative : plus d’interdits, de contrôles, de reproches, de critiques, de répression,…Dans ce cas, l’adolescent, selon un processus d’action/réaction s’oppose fortement. L’intensité de cette opposition est à la hauteur de son désir viscéral d’affirmation et de différenciation. Ce sont alors des conflits qui éclatent régulièrement avec en filigrane, la peur. La peur des parents qui, incarnant une inflexible autorité, mettent en danger la sécurité affective de l’enfant/adolescent. L’adolescent adopte alors un comportement agressif, tente de rétablir cette sécurité auprès de ses pairs,…ou se résigne, s’éteint, différant à beaucoup plus tard cette crise identitaire essentielle.

 

Pour rendre cette opposition/affirmation constructive, les parents doivent écouter ce que ressent leur adolescent. Ne pas le juger pour ce qu’il exprime. Lui rappeler des règles établies ensemble. Lui demander son avis et l’inviter à proposer des solutions à ses problèmes qu’il partagera sans peur d’être critiqué. Partager des moments exclusifs avec lui s’il est d’accord. S’intéresser sincèrement à ce qu’il aime. Lui faire confiance.

Malgré les apparences, l’adolescent a encore besoin d’aide, de soutien et surtout d’amour inconditionnel. Cet amour inconditionnel comprend une acceptation de ce qu’il est et de qu’il devient.

Donc, ne nous y trompons pas. La colère et les conflits sont des conséquences, pas des causes.

 

Inspiration : « Je t’en veux, je t’aime » d’Isabelle Filliozat

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