La base d’une attitude ferme et bienveillante avec les ados selon la discipline positive

La discipline positive est la savante association entre la fermeté et la bienveillance. Elle se prête particulièrement bien à cette période transitoire qu’est l’adolescence. En effet, elle permet notamment de baisser considérablement les risques de conflits tout en offrant aux ados un cadre idéal pour se propulser en douceur vers le prochain statut d’adulte.

Afin que la discipline positive fonctionne, il est essentiel d’entretenir une attitude parentale « zen » que je vous invite à découvrir et à comparer avec une attitude parentale que nous qualifierons de plus « explosive » et anxiogène pour la famille. Cette attitude déterminera le succès de nos interactions avec les ados avec, pour objectif, de les guider pour qu’ils grandissent, s’affirment, cultivent le respect et deviennent autonomes.

La différence tient à un choix de mode de pensées.

Voici, pour commencer, l’attitude mentale qui provoque du stress et des oppositions face aux comportements des ados.
Attitude : « je prends les choses personnellement »

  • Son comportement met en évidence les ratés  et les succès de l’éducation que je lui donne, et fait de moi un bon ou un mauvais parent.
  • Que vont penser les autres ?
  • Comment peut-il se comporter ainsi après tout ce que j’ai fait pour lui ?
  • Elle doit me haïr pour se comporter comme elle le fait !

Maintenant, voici l’attitude « Je ne prends pas les choses personnellement »

  • Son comportement n’a rien à voir avec moi !
  • C’est important pour lui.
  • Elle a besoin de trouver la réponse elle-même.
  • Il essaie de donner du sens à sa vie et aux valeurs qu’il a reçues.
  • J’ai confiance en lui pour apprendre de ses erreurs et des difficultés qui sont les siennes.
  • Je me demande ce que cela représente pour elle ?

Comme vous pouvez le constater, une même situation peut être perçue d’une façon personnelle (stressante, culpabilisante, jugeante…) ou non personnelle (empathique, intéressante,collaborative…).

D’un côté nous nous formalisons, de l’autre nous recherchons la meilleure manière de guider notre ado en lui montrant que nous ne lui opposons pas de la colère (qui alimenterait sa propre réaction violente, le bloquerait ou le ferait fuir) mais de l’écoute et de la responsabilisation.

L’attitude 1 nous place en opposition tandis que la deuxième nous place en collaborateur.

Que choisissons-nous ?

 

Jane Nelsen nous précise que ce changement de paradigme demande un peu de temps et d’entrainement. En effet, lorsque la charge émotionnelle est importante, difficile de raisonner et de recourir à des techniques de communication apaisées.

D’où l’intérêt de ne pas en rajouter avec un stress supplémentaire et de prendre du recul. Pour cela rien de tel qu’un petit exercice.

 

Prenez une feuille :

  • écrivez en haut de la feuille toutes vos attentes par rapport au comportement de votre ado
  • en bas de la page, décrivez la réalité
  • au milieu, écrivez STRESS en gros

Maintenant, écrivez dans la zone du milieu ce que vous faites quand la situation se produit.

Réfléchissez à cette stratégie et demandez-vous si votre réaction atténue ou augmente les tensions. Mesurez aussi si vous vous rapprochez ou si vous restez à distance de vos attentes.

Maintenant pliez la feuille de telle manière que la partie du haut soit au dessus de la partie du bas en occultant la partie du milieu.

Puis écrivez quelles actions vous pourriez mettre en place pour atteindre cet objectif.

Par exemple, il peut s’agir de remplacer les reproches par du renforcement positif (encourager ce que votre ado réalise avec succès).

 

Source : « la discipline positive pour les adolescents » de Jane Nelsen

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *