Dans la forêt de Hokkaido : un roman palpitant sur la survie et l’humanité

Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L’adolescente se retrouve dans la forêt de l’île japonaise de Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim.

« Dans la forêt de Hokkaido » d’Eric Pessan est un roman qui marquera les esprits des adolescents et des adultes qui auront la chance de le lire.

Il y est question de l’une des peurs les plus intenses qu’un être humain puisse ressentir : l’abandon.

Celui d’un enfant japonais, punis par ses parents en guise de « leçon », laissé sur le bord d’un chemin dans la forêt d’Hokkaido. Il devra sa survie à un lien télépathique étrange avec une adolescente française. Dans son sommeil, celle-ci rejoint l’enfant, tente de le guider, de lui insuffler de la force et éprouve ses douleurs et ses émotions. Leur état de santé se dégrade au fil des jours devant l’incompréhension de la famille et des médecins de l’adolescente.

Il y a urgence. Le dispositif de recherche engagé au Japon est sur le point d’être abandonné après six jours d’effort…

 

Ce roman est fantastique dans tous les sens du terme. Fantastique car le récit et la description des émotions sont d’un grand réalisme. Nous, lecteurs, somme happés dans ce maelström d’images et de sensations, ressentant peur, désespoir, étonnement, joie, panique,…

Fantastique aussi car Julie, l’adolescente empathique, possède visiblement des « pouvoirs » et pas uniquement ce lien télépathique qui s’active dans son sommeil.

Fantastique enfin car il laisse émerger une puissante idée : un lien puissant et bienveillant qui nous relierait les uns les autres.

C’est ce cocktail qui rend ce roman magistral.

Extraits :

« J’ai poussé un long cri, très long, un cri terrible qui n’en finissait plus de jaillir de ma gorge, de monter de mon ventre, de naître de ma peur, un cri qui charriait la douleur, la terreur et l’incompréhension, un cri d’impuissance aussi, comme un appel au secours, comme quelque chose qui se casse et qui ne pourra se réparer.

Jamais de ma vie je n’ai poussé un tel cri, jamais. Aucune tristesse, aucune blessure, aucune peine ne m’avait conduite aussi loin dans la souffrance. Je crois bien que si je n’avais pas crié j’aurais explosé.  »

 

« Nous nous levons de plus en plus difficilement, nous dirigeons à petits pas mesurés vers le robinet, buvons de petites gorgées pour éviter de nous étrangler. Parfois, le soleil est haut, parfois il fait nuit. Nous avons perdu tout notion du temps, notre peau est glacée malgré les deux couvertures. Nous avons renoncé à nous laver, ce serait trop d’énergie dépensée. À certains moments, nous nous prenons à espérer que l’ours revienne et qu’on en finisse, qu’il nous délivre de la faim, de la peur, de la faiblesse qui rend chacun de nos gestes infiniment douloureux. »

 

« Je me demande si nous avons tous quelqu’un qui prend soin de nous quand nous allons mal. Ce serait le secret le mieux gardé de l’univers. Tout le monde, dans ses rêves, irait soulager la détresse d’autrui. Mon seul don serait d’en garder souvenir. »

 

Dès 13 ans.

« Dans la forêt de Hokkaido » d’Eric Pessan est disponible sur :

 

 

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