Dans ce collège, tous les élèves lisent 1/4 d’heure par jour !

Voici une magnifique initiative mise en place dans le collège de Banon. Chaque jour, pendant 15 minutes, tous les élèves se prêtent à une séance de lecture !

Cette parenthèse silencieuse a notamment l’avantage, à l’image de la méditation, de faire baisser le niveau de stress des élèves.

 

Mais ce n’est pas tout…

Ce que nous révèlent les neurosciences à propos de la lecture

Les scientifiques savaient déjà que la lecture activait des régions « classiques » du cerveau telles que l’aire de Broca et de Wernicke, impliquées dans la simple interprétation des mots écrits et du langage.

Les récentes découvertes permettent d’affirmer que ce ne sont pas les seules zones qui s’activent. La lecture active des zones relatives à une expérience réelle.

Ainsi, lorsque nous dévorerons un bon roman, nous « vivons » littéralement aux côtés des personnages du récit, éprouvant leurs sensations, leurs émotions et leurs mouvements.

Lorsque nous lisons, nous éprouvons des sensations

Selon une étude de 2006 publiée dans la revue NeuroImage, des chercheurs espagnols ont demandé à des participants de lire des mots associés à une odeur forte ainsi que des mots « neutres ».

Leurs cerveaux ont été scannés par un système d’imagerie par résonance magnétique. Lorsque les sujets ont regardé les mots espagnols pour « parfum » ou « café », leur cortex olfactif primaire s’est allumé. Quand ils ont lu « chaise » ou « clé », il n’y a eu aucune réaction de ce cortex.

Les métaphores ont également un impact sur notre cerveau :

Des chercheurs de l’université Emory ont vérifié que lorsqu’un sujet lisait une métaphore impliquant la texture, le cortex sensoriel devenait actif.

« Le chanteur avait une voix de velours » : le cortex sensoriel s’active.

« Le chanteur a une voix agréable » : le cortex ne s’active pas.

 

Les mots qui décrivent le mouvement stimulent également d’autres régions du cerveau que celles du langage.

Ainsi, si nous lisons « John saisit l’objet », le cortex moteur s’active. Rappelons que le cortex moteur coordonne les mouvements de notre corps.

 

La lecture favorise l’empathie

Le cerveau ne fait aucune différence entre la réalité et la fiction. Ainsi, comme l’affirme le professeur Keith Oatley de l’université de Toronto, « la lecture produit une simulation vivante de la réalité ».

Grâce à la lecture, nous avons la possibilité de vivre des expériences vécues par les personnages de la fiction.
Le roman est un excellent moyen de comprendre la psychologie et les émotions humaines.

Le psychologue Raymond Mar, de l’université de York au Canada, a analysé 86 scanners de cerveau en concluant qu’il y avait un chevauchement entre les réseaux du cerveau impliqués dans la compréhension des histoires et les réseaux utilisés pour interagir avec d’autres personnes, incluant la capacité à comprendre le mode de pensée de notre interlocuteur.

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